vendredi 22 juillet 2011

Moi...et leurs archives

A l'heure ou l'AAF propose un dépliant destiné à "la sensibilisation et à la formation des fonctionnaires aux archives" : Mes archives et moi, mon second stage touche bientôt à sa fin. Aucun rapport me direz-vous et pourtant...

En effet, je profite de cette fin de stage pour me lancer moi aussi, dans l'élaboration d'un "guide des bonnes pratiques" destinés aux services versants (une des missions annexes de mon stage).

Alors, ma responsable et moi avons réfléchi à la question en se "pistolettant" d'idées : un dépliant avec des images, un clip vidéo, un roman photo, une bande - dessinée...

Un dépliant avec des images : trop classique.
Un clip vidéo : trop contraignant, mais surement très efficace.
Un roman photo : humm...trop magazine, pire, trop midinette.
Une bande-dessinée : le dessin mouais, une bande - dessinée...

Ah mais je n'ai retenu aucune des propositions! Mais, cet article est complètement inutile et ne sert juste qu'à promouvoir grossièrement l'AAF!

FAUX!

J'ai retenu une proposition grâce au site web Toondoo, plus besoin de savoir dessiner pour créer sa bd, il suffit de savoir mettre en image, d'organiser correctement ses plans et de créer une petite histoire didactique et le tour est joué. Je me suis posé la question - que l'on s'est posé lorsque pendant notre formation, une intervenante nous a distribué les dépliants que son service produisait -, ne serait-ce pas totalement infantilisant? A priori oui, c'est ce que l'on se dit d'un air supérieur quand on pense savoir organiser ses archives "Pour qui ils nous prennent?". 

Oui mais voilà, les faits sont là, un livret de trois pages en plein texte sur "comment traiter mes archives au bureau ?" sera t-il autant lu qu'un document illustré, simple et didactique? Pas sur, ce qui est sur c'est que non,  les services versants ne savent pas trier et préparer leurs documents à l'archivage : trombones métalliques, agraphes, élastiques, etc. 

Extrait de la bande-dessinée destinée aux services versants réalisée avec Toondoo

mercredi 29 juin 2011

Et toi?

Quoi moi?..ah!...euh..non rien.

J'exagère peut-être mais à peine. Alors que quelques collègues de promo ou collègues stagiaires (quelques oui, pas tous, l'honneur est sauf) ont réussi à se dégoter un petit cdd pour septembre, parfois bien payé d'ailleurs, moi je trépigne. 

Pourtant, ce n'est pas la motivation qui manque, je suis actif : j'envoie des candidatures spontanées un peu partout, je prend contact avec des professionnels de certains secteurs pour savoir un peu plus ou je mets les pieds et je m'implique beaucoup dans mon travail en tant que stagiaire.

Je sais, je ne suis pas dupe, ça ne suffit pas, il y'a toujours le facteur chance, ou plutôt "concours de circonstances" qui joue son rôle. Bon ok, il y a peut-être eu des bruits de couloirs, quelques mots glissés subtilement en fin de réunion mais rien de véritablement concret

J'ai employé le verbe "trépigner" plus haut? ...je me mens à moi même, j'aurais du employer le verbe "jalouser"!


Toutefois, je ne perd pas espoir et je me concentre d'une part sur mon ultime stage et d'autre part, sur mon mémoire pour soutenir fièrement à la rentrée afin de montrer que oui! je suis motivé et passionné par ce métier et que oui! je sais de quoi je parle. Et toi?

mercredi 8 juin 2011

"A classer"

"A classer", ces quelques mots sur un dossier sont-ils le comble de l'archiviste?

A priori non, puisque c'est plus ou moins notre travail, du moins l'une de ses étapes. Oui mais voilà, quand le dossier en question à 10, 20, 30 ans ou plus! Que doit-on faire? 

Au nom de l'unité du fonds, du respect et de la retranscription de l'activité du producteur, ce "à classer" n'existerait pas à nos yeux. Un comble donc pour ce dossier qui pendant des années attendait, patientait, désespérait d'être enfin entre les mains d'une personne qualifiée pour s'occuper de lui.

Eh bien non.




dimanche 29 mai 2011

Politiques archivistiques et priorités différentes

6 mois, deux stages, l’un dans le public, l’autre dans le privé, l’un aux Archives municipales de D….. et l’autre aux Archives d’une fédération syndicale à Paris.

Par manque de recul, je crois que j’ai du mal encore à raconter, expliquer et comparer mes deux stages, d’autant plus que le second vient de commencer. C’est d’autant plus difficile que je suis également en plein rapport de stage/mémoire, la tête pleine de termes, de plans, d’idées, de notions et d’inquiétude aussi du style « vais-je finir à temps ? ».

Ce qui est sur, c’est que le travail n’est pas le même et l’intérêt aussi, tout cela surement dû aux moyens financiers et humains différents d’un établissement à un autre, mais pas que.


Pendant que la Mairie de D…. laisse vivre (survivre) son service d’archives sans trop s’en soucier (aux archivistes de faire avec les moyens du bord), le syndicat voit en les archives, un véritable trésor de mémoire. Par conséquent, on se trouve dans deux types de problématiques différentes qui conditionnent mon travail.

Là ou une formation syndicale moins soucieuse du gain place fait par les versements que de l’union et du sentiment de confraternité, considère les archives comme un moyen d’entretenir un sentiment commun , la municipalité de D…… considère les archives comme les archives, c’est-à-dire un « dépôt de vieux papiers » où l’on envoie ce dont on ne sait plus quoi faire. En outre, il me semble que les conceptions diffèrent selon l’éthique et les valeurs du groupe, de la société ou de l’institution dans laquelle on se trouve (en fait à mon sens, beaucoup de paramètres interfèrent dans la politique archivistique d’un établissement).

Si dans les deux cas, les Archives servent aux chercheurs, aux étudiants et aux enseignants, il est plus difficile d'en définir un autre intérêt que celui d'une mémoire au repos. Or, faire vivre une société, même au sens large du terme, c'est aussi faire ressurgir son passé.  Dans ce sens, l'historienne Florence Descamps évoque l'idée que c'est la valeur empirique des archives qui les rend décisives et déterminantes dans leur rôle sur « l’acteur du présent » (L’historien, l’archiviste et le magnétophone, de Florence Descamps, (Paris, 2001)).

Par conséquent, il en revient donc aux institutions publiques et aux groupes privés, de discerner la pertinence de leurs archives et savoir sensibiliser le grand public par des projets et actions de valorisation

samedi 28 mai 2011

Mais je cherche!

Aïe, aïe, aïe, c’est la course à l’emploi !

L’important est en fait de trouver le bon timing : « si j’envoie mes candidatures maintenant, de toute façon après ils n’auront plus le temps, ça tombe….euh…1…2…ouais bon, en septembre j’aurais surement des touches »

Encore faut-il savoir à qui écrire ! J’ai vite oublié les différents sites web d’offres d’emploi (à commencer par celui du pole emploi) car ce sont des sortes de sites hideux, tellement chaotiques que l’on à l’impression que la page entière est constituée de mots clefs et de bandeaux de pub à n’en plus finir…

Bon, Google étant quand même mon ami j’erre, je « sérendipite » sur quelques sites, quelques adresses, quelques sociétés et dès que j’y trouve un intérêt, c’est parti j’écris !

Alors écrire des lettres de motivation n’a jamais été une partie de plaisir, c’est surtout une vraie partie d’ennui au service de la répétition. Cela dit, gare à celui qui pendant la rédaction de sa lettre, tente de regarder la télévision, de discuter ou de boire son café, c’est la cata assurée : Monsieur au lieu de Madame, s’étonner de la brièveté de sa lettre à laquelle il manque un paragraphe, faire une faute, deux, trois, quatre, une goutte de café…poubelle (qui dans ces moments s'appelle souvent "p...tain!").
  
Après avoir écris quelques lettres, on n’est pas peu fier d’y associer son beau cv qu’on à imprimé (ou fait imprimer) en X fois sans se soucier de celui qui avait besoin de l’imprimante après nous. Ensuite on pli en trois le tout, alors là, chacun sa technique, au départ on mesure, après on fait au pif, et finalement, après quelques années de rodage et quelques conseils, on fait ça bien pour l’emploi de sa vie et on la glisse (notre vie) dans l’enveloppe.

Evidemment, je ne vous cache pas que les premières réponses sont négatives mais quand même encourageantes. Je ne désespère donc pas puisque c’est ce à quoi je m’attendais, après on ne sait jamais, il suffit qu’une candidature soit retenue pour que mon travail soit récompensé !


Allé, je m’y remets tiens.

jeudi 28 avril 2011

Bonbek!

Des bonbons? Ils savent quel âge j'ai chez Archiv-Box? D'accord je suis stagiaire mais je n'ai plus 6 ans. En plus il y en a 7 dans le paquet alors que l'on est 8 stagiaires.

Je les ai donc ramené chez moi.

Voilà comment j'ai réagi quand j'ai reçu mon colis de noyaux et boitiers de conservation pour bobines films 35 mm et bobines sonores 1/4 pouces.
Maintenant que j'ai commencé à utiliser ce matériel (avec les moyens du bord) c'est à dire reconditionner mes documents en débobinant des bandes dont personne ne prenait soin, pour les enrouler autour des noyaux, j'ai surtout compris qu'au lieu de m'envoyer des bonbons nounours, Archiv-Box aurait du m'envoyer des calmants pour que j'évite la crise de nerfs.

Non parce que enrouler des mètres de bande dans un état parfois douteux me fait regretter de ne pas avoir éliminé certaines pièces.

Toutefois, au bénéfice du doute, je rembobine également mon irritation en me convaincant que peut-être, de telles bandes sont numérisables et nous révèleront leurs secrets s'il y en a.

Je continue donc d'enrouler, d'enrouler, d'enrouler... 

samedi 23 avril 2011

QQOQCCP

Ou comment organiser ma future vie active? Eh oui! En passe de devenir diplômé d'un Master 2 archivistique et actuellement stagiaire, je commence sérieusement à me poser des questions sur mon avenir pro/ pro...professionnel et proche. 
Ces questions constructives se résument en gros à qui? quoi? où? quand? comment?combien? et pourquoi? Si je suis pragmatique 2 minutes :

Qui? Moi
Quoi? Archiviste
Jusqu'ici  tout va bien mais ça se complique ensuite,
Où?...pfff...pas loin.
Quand? Alors...je dirais...le plus rapidement possible?
Comment? Oula...euh, on parle de quoi? de transport? de méthode?
Combien? c'est le salaire là? ça tourne autour de 1300 € au début donc je prends oui.
Pourquoi? Huum, pour le plaisir du métier, pour gagner ma vie et mettre en route des projets perso...pleins de trucs en fait.

Bon, sincèrement c'est le flou à 70 voire 75%.

Ok c'est la crise, ok le litre d'essence coûte presque 1/2 Happy Meal (soit un "Hapal" ou un "Pyme"), ok l'archivistique est un secteur dont tout le monde se fout (ou du moins que personne ne connait) mais p...... ça me plait alors...

En attendant je vais aller chercher une lampe, je vais la frotter, voir apparaître le génie et lui dire mes trois vœux....